Une fois n’est pas coutume, je vais commencer cet article par une petite vidéo. Histoire de vous mettre dans l’ambiance.

Scène classique durant le match

Il ne s’agit là que de 8 secondes prises durant une soirée de folie. Mais tout ne fut pas simple.

Il faut savoir que le championnat serbe, en terme de programmation de match, n’est que « moyennement » organisé. Car s’il s’est joué le 2 mars, ce match devait dans un premier temps avoir lieu deux semaines avant. Et que la communication de son report n’a été faite que très tardivement ; pratique quand tu as déjà réservé tes vols. Mais bon, ce match, je l’attendais depuis bien trop longtemps. Et tant pis si ça m’a coûté une blinde en billets d’avion.

Ce qui n’est pas trop difficile à obtenir en revanche, ce sont les billets de match. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ils sont en vente libre sur le site de l’Etoile Rouge. 11 Francs suisses pour être situé en plein milieu de la tribune latérale, ça change un peu des habitudes. Il ne faut cependant pas s’imaginer pouvoir acheter ses billets des semaines en avance : je n’ai eu les miens que 3 jours avant le match.

Le jour du match, je suis arrivé bien plus tôt qu’à mon habitude aux alentours du stade. Je voulais absolument profiter de l’atmosphère dans le quartier avant le match. Et c’est depuis l’intérieur du petit bistrot avoisinant le stade que je peux assister à l’impressionnant défilé de flics dans les rues. C’est peu dire que ce match se déroule sous haute tension, vu la haine que se portent les deux clubs. Et pourtant, bien loin des clichés que l’on peut lire ou entendre, je ne me suis pas senti en danger une seule seconde. Ça alors, hein ?

Je suis rentré très tôt dans le stade, découvrant ainsi la tradition locale : les joueurs locaux ne s’entraînent pas sur le terrain principal, mais sur un terrain annexe. C’est assez surprenant et ça réserve surtout un accueil tout particulier aux visiteurs, sur lesquels l’attention du public local peut se porter.

Honnêtement, décrire ce match s’avère mission impossible ou presque, tant ce fut fout. Je vous remets une petite vidéo pendant que je cherche encore mes mots.

Retour des joueurs sur le terrain pour la 2e mi-temps

Sur ma droite (donc pas du côté de la vidéo ci-dessus) se trouvent les supporters du Partizan en « déplacement ». Ils sont séparés en 3 parcages distincts du fait des très grosses rivalités existantes entre les différentes composantes de leur virage. Je n’en connais absolument pas tous les détails, mais disons qu’il vaut mieux qu’ils ne se mélangent pas. Ce qui est fort dommage en terme d’ambiance, car je n’ose même pas imaginer ce que ça aurait été avec un parcage unique et groupé.

De l’autre côté, chez les locaux, pas de séparation et une belle tribune pleine à craquer, qui déploie un tifo en début de match qu’il m’est difficile de déchiffrer de ma position. Mais alors, quel brouhaha au moment de l’entrée des joueurs ! Je n’avais clairement jamais connu ça auparavant, un bruit complètement fou, ça craque des torches du côté du Partizan, les pétards fusent des deux côtés, c’est un bordel absolument jouissif. Très loin des ambiances occidentales auxquelles je suis habitué, je prends une véritable claque. Et elle va durer 90 minutes.

Torches, pétards, bombas, chants, gestuelles, tout y passe des deux côtés. Autant dire que ce qu’il se passe sur le terrain est d’une importance toute relative. La puissance vocal des mecs de l’Etoile Rouge est assez folle alors qu’en face, malgré les séparations, ça envoie du lourd aussi. C’est très décousu comme ambiance, un peu à l’image de ce que je suis en train d’écrire, mais rien que d’y repenser j’ai les frissons.

Sur les buts, le chaos devient alors monumental, surtout sur l’ouverture du score des visiteurs. J’en ai vus des buts et des célébrations dans ma vie, mais alors là…

Il arrive assez régulièrement, parce que le match est nul ou l’ambiance pas à la hauteur, que je trouve que 90 minutes, c’est long. Et ben ce soir-là, c’était tout l’inverse ; le match aurait pu durer des heures que je ne m’en serais pas lassé.

Je n’apprendrais absolument rien aux groundhoppers avisés en disant que le derby de Belgrade est à faire ABSOLUMENT. Et en plus de ça, la ville vaut vraiment le coup d’être visitée également. Les gens sont accueillants on y mange bien pour pas cher et en se baladant un peu hors des sentiers battus on peut encore ressentir les stigmates d’une guerre finalement pas si lointaine.

Je vous ai déjà parlé une ou deux fois de mon futur top10 à venir. Inutile de préciser que ce match en fait partie, et plutôt dans la partie supérieure. Un match inoubliable et même si ça paraît bien compromis pour l’instant, j’ai hâte d’aller voir ce même derby dans le stade du Partizan, situé à moins d’un kilomètre à pied de celui de l’Etoile Rouge.

Quelle soirée, putain !

Fiche technique

2 mars 2019

Crvena Zvezda-FK Partizan 1:1

Superliga, Serbie

Stadion Rajko Mitić, 35’000 spectateurs

Prix du billet : 1’200 RSD (~11 CHF)

Matchs durant le même séjour : Crvena Zvezda mts-Partizan NIS (Basket)

2 commentaires sur « 2019-03-02 Crvena Zvezda-FK Partizan »

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