Vous avez l’habitude que je vous parle de foot et c’est normal puisque 95% de ce site sera consacré à ce sport. En revanche, ce que vous ne savez peut-être pas c’est que j’ai une vraie passion pour le hockey sur glace et plus précisément pour le Genève-Servette Hockey Club (GSHC).

J’ai fait un nombre de choses incalculables pour suivre ce club à travers la Suisse durant plus de 15 ans (série en cours) mais je vais ici vous conter mon périple pour assister au deux premiers matchs à l’extérieur du GSHC en Coupe d’Europe. Et ce récit risque d’être un peu plus long qu’à l’accoutumée.

Si la Champions Hockey League (CHL) n’a pas l’histoire, la réputation et les moyens de son homologue footballistique, elle n’en reste pas moins un Graal pour les gens comme moi. Car si suivre son équipe à travers son pays est un plaisir, pouvoir le faire à travers l’Europe est la récompense ultime. D’ailleurs, sans ce foutu virus je m’apprêterais à aller en … Allemagne (et oui, ça ne s’invente pas) pour l’édition de cette année. Mais je crois que je me résous gentiment à l’idée de rater mon premier match européen du club à l’extérieur.

Ce que j’ai fait pour assister à ces deux matchs, ça s’appelle dans le jargon une Yves Martin. Une quoi ? Oui, une Yves Martin. Et si vous ne savez pas ce que c’est, je vous invite à aller lire cet article de toute urgence. Pour ma part, j’aime le relire de temps à autre tant je trouve ça à la fois fou, magnifique et complètement stupide. Mais surtout magnifique.

Je n’ai pas la prétention de dire ce que ce qui va suivre est du même niveau, mais disons que je suis un apprenti Martin sur le coup. Bon allez, on y va.

La participation du GSHC à la CHL n’était absolument pas planifiée de longue date pour la simple et bonne raison que ladite CHL n’existait pas encore début 2014, du moins pas sous cette forme. C’est donc en ne me posant aucune question que j’ai réservé mes vacances début septembre. Ca me faisait rater 2 matchs de championnat je crois, mais je pouvais vivre avec cette idée.

Tout d’un coup, comme ça sans prévenir, voilà que la CHL annonce sa création et la participation du GSHC en tant que membre fondateur. Mon cœur s’est mis à battre la chamade, un rêve devenait réalité. Tous ceux qui ont connu la qualification de leur club pour une Coupe européenne doivent comprendre ce sentiment.

Le jour de la sortie du calendrier des matchs, avant même le tirage au sort, je commence à trembler : deux matchs se déroulent pile poil pendant mes vacances en Corse. Et si j’ai prié tous les Dieux pour que ces deux matchs soient des matchs à domicile (j’aurais accepté de les rater, c’est les déplacements qu’il n’était pas envisageable de rater), vous vous doutez bien si vous lisez ces lignes que mes prières n’ont pas été exaucées ; ce sera donc Göteborg le jeudi 4 septembre et Briançon le 6 (et Villach, en Autriche, le 23, mais là aucun souci). Mes vacances s’étalaient du 30 août au 13 septembre. Scénario catastrophe.

Il m’a donc fallu un certain sens de la négociation, de la persuasion et de l’organisation pour parvenir à mes fins. Mais il faut bien comprendre que dans mon esprit, il était absolument IMPOSSIBLE de ne pas assister à ces deux matchs. Inenvisageable. Pas forcément à n’importe quel prix, mais pas loin.

Je me retrouve donc le jeudi 4 septembre 2014, très tôt le matin à l’aéroport d’Ajaccio. Première étape : Ajaccio-Paris, suivi d’un Paris-Göteborg qui me fera arriver en Suède en milieu d’après-midi. Juste le temps d’aller poser mes affaires dans ma chambre et d’aller rejoindre les copains sur une terrassasse de la ville. Et au moment de boire ma première Guinness, je commence à réaliser la profonde absurdité du voyage que je suis en train de faire.

Car Göteborg n’est qu’une étape. Une fois le match fini (résumé du match : on a perdu, mais on s’est bien marré) et une courte nuit de sommeil. il fallait reprendre l’avion direction… Genève ! Et comme je n’étais pas véhiculé – ma voiture était en Corse ! – j’ai du trouver un hébergement dans Genève. C’est donc tout naturellement que j’ai dormi… chez mes amis avec qui j’étais en vacances sur l’ile de Beauté ! Vous voyez le côté absurde du truc ?

Il fallait en effet que je dorme à Genève pour être à l’heure le lendemain matin pour le départ des cars en direction de Briançon. 3 cars bondés prennent la route pour ce premier déplacement européen de l’histoire du club par la voie terrestre et même si mes souvenirs ont tendance à s’effriter légèrement, je me rappelle d’un après-midi plutôt agréable sur place. Certains s’étaient improvisés barmen pour aider le personnel un peu débordé de l’établissement dans lequel nous avions élu domicile et là encore, on avait passé des moments plutôt sympas.

Le match en lui-même, très déséquilibré en notre faveur, ne comporte qu’un intérêt limité pour le coup mais le souvenir de voir autant de genevois dans un parcage européen me fait encore chaud au cœur. Une ambiance des grands soirs (unanimement reconnue par les joueurs et le public local), une victoire, un peu de pyrotechnie : le cocktail était parfait.

Comme prévu, nous sommes arrivés à Genève tard dans la nuit, ce qui en soi n’est pas forcément un problème. Sauf quand on a un vol très tôt le lendemain matin. C’est donc par terre dans l’aéroport de Genève que j’ai dormi quelques heures avant d’embarquer pour mon vol en direction de Bastia afin de tranquillement finir des vacances pas comme les autres.

Il est fortement probable que certains d’entre vous ne comprennent pas comment on en arrive à faires des choses pareilles pour suivre son équipe et honnêtement, j’ai renoncé à convaincre quiconque du bien-fondé ou non d’une telle démarche. Mais une choses est sûre : si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. Quand on aime on ne compte pas.

2 commentaires sur « Frölunda HC-GSHC et Diables rouges de Briançon-GSHC »

  1. C’était fou ! Et quand j’y repense t’es un gros malade, mais honnêtement il y a peu de mecs présents à l’époque pour dire que ça n’en valait pas la peine. Fallait juste avoir l’idée !

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