Vous allez finir par vous dire « nan mais il est un peu con machin, il dit qu’il s’en fout de l’équipe de Suisse et il y retourne quand même » et vous n’aurez pas franchement tort. Mais comme je l’ai dit, cette Nati est un prétexte merveilleux pour se rendre dans certains pays et découvrir de nouveaux stades. Et là, on parle tout de même de l’Islande, plus beau pays qu’il m’ait été donné de voir. Tant pis si j’avais déjà vu le stade, l’occasion d’y retourner était trop belle. Même si le détour par la Belgique dont je vous parlerai ultérieurement n’était pas absolument nécessaire !

Pour vous dire à quel point je voulais retourner en Islande (après y être allé pendant 3 semaines une année plus tôt), dites-vous bien que dès que l’avion a survolé l’île j’ai senti une sorte d’énergie traverser tout mon corps, un truc assez indéfinissable. Même si ce n’était que pour un séjour de 4 jours, j’étais plus impatient qu’un gamin devant ses cadeaux de Noël.

Je vais être honnête, si le match était « l’alibi » pour y retourner, c’était aussi le moment dont je me réjouissais le moins du séjour. C’est paradoxal, je sais bien, mais à côté d’une randonnée ou d’un petit road trip sur cette ile magique, le match me paraissait bien fade.

(Je vais arrêter de parler du pays maintenant, sinon j’en ai pour des jours… Mais désolé, à côté de la photo ci-dessous, le match… Et encore, ce n’est qu’une photo parmi tant d’autres)

Mais venons-en quand même au match. J’y avais déjà fait un match dans le secteur visiteurs (il m’avait fallu faire preuve d’une certaine malice pour y parvenir, je vous expliquerai un jour !), pas de découverte ce soir-là, donc. Mais l’avantage de ma première visite, c’est que je ne parlais pas le croate – je ne le parle d’ailleurs toujours pas. Je ne pouvais donc pas entendre les vieux Vaudois derrière moi, pour qui c’était si important d’avoir LEURS sièges (dans un secteur où il y en avait des dizaines de libres) et surtout de ne pas avoir quelqu’un devant eux qui ose se lever durant un match. Nan mais vraiment, quelle idée aussi !

Mais à la limite, les Jean-Michel du rang derrière, ce n’est même pas ce qui m’a le plus gonflé ce soir-là. C’est plus l’espèce de, pardonnez-moi le terme, branlette collective sur le fameux « Ahou » des supporters islandais qui m’a rendu fou. Car ce soir-là, le public suisse a été incapable de chanter pour encourager son équipe, mais par contre, quand il a fallu se lever pour faire mumuse avec les supporters islandais, là il y a avait du monde. Et devinez quoi ? Les abrutis derrière moi, ça ne les a pas gênés de se lever pour faire le clapping islandais, ni de faire des allusions douteuses sur les joueurs immigrés de l’équipe de Suisse d’ailleurs. C’est aussi ça les joies des matchs internationaux, ça fait sortir les vieux de leurs villages.

Je ne suis en aucun cas opposé aux scènes de « fraternité » dans un stade, au contraire je trouve même ça plutôt sympa. Mais en principe, il y a un historique qui justifie ces scènes, et je me demande bien ce qui lie les publics des deux pays. Et deuxièmement, avant de vouloir faire copain-copain avec le public d’en face, il peut être assez bien vu d’encourager son équipe.

Mais hors de question de finir un article sur l’Islande de manière bougonne ; je suis en amour total de cette ile et je ne vais pas avoir besoin d’un match de foot pour y retourner. Par contre, vu les prix pratiqués sur place, je m’en vais vite jouer au loto…

Fiche technique

15 octobre 2018

Islande-Suisse 1:2

Ligue des Nations, Islande

Laugardalsvöllur, 13’000 spectateurs

Prix du billet : ?CHF

Matchs durant le même séjour : Belgique-Suisse

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