Je vais vous parler d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, à peu de choses près. Un temps où il n’était pas illégal, en France, de suivre son équipe lorsqu’elle joue à l’extérieur. Un temps où il n’était pas illusoire de voir 10’000 supporters stéphanois envahir Monaco au début du mois d’août. Un temps où revêtir le maillot d’un club de foot n’était pas passible d’amende, un temps où aller au stade n’était pas une chance mais une habitude.

Cette invasion stéphanoise attendue m’avait donc permis de motiver 2 potes à faire l’aller-retour à Monaco sur une journée. Rien de bien exceptionnel me direz-vous, quand on voit ce que je suis capable de faire en terme de déplacements foireux, mais quand même, c’était une petite expédition.

On est parti tôt, histoire de pouvoir profiter de faire un tour dans la Principauté et de pouvoir se baigner. Les supporters verts sont évidemment partout, de quoi animer le centre-ville et les plages dans la bonne humeur. Et même si un léger incident, heureusement pas grave, me verra faire un tour à l’infirmerie juste avant le match, l’après-midi nous avait placé dans les bonnes dispositions pour le match. Comme bien souvent, les places sont prises non loin du parcage et en plus de celui-ci, 2/3 du stade sont remplis de supporters stéphanois.

Je ne parle pas souvent de foot sur ce site, mais difficile d’en faire abstraction ce jour-là puisqu’un joueur, ancien stéphanois, évoluait désormais à Monaco. Son petit nom ? Frédéric Piquionne, et si j’en parle, c’est parce qu’il avait forcé son départ de Sainté quelques mois plus tôt, dans des circonstances qui l’avaient poussé à dire qu’il s’était senti traité comme un esclave (l’histoire est présenté dans sa version courte). Alors forcément, un accueil pas très chaleureux lui a été réservé par des fans des Verts rancuniers, à juste titre. (Pour l’anecdote, quelques mois plus tard, cet « esclave » signera quelques temps plus tard à Lyon, ennemi héréditaire de Sainté. J’étais également présent au stade pour son retour en terres stéphanoises avec le maillot ennemi et autant vous dire que j’en ai encore les oreilles qui sifflent).

Evidemment, cette histoire ne pouvait pas s’arrêter là : à la 44e minute, Monaco ouvre le score. Ai-je vraiment besoin de vous préciser le nom du buteur ?

En terme d’ambiance, vous vous doutez bien que quand 2/3 d’un stade sont acquis à la cause des visiteurs, il est difficile de lutter, surtout pour un public monégasaque qui ne fait pas partie des plus bruyants du monde. Mais plutôt que de m’en moquer, je préfère saluer les fidèles et les ultras de ce genre de clubs, qui même en infériorité continuent à soutenir les leurs. Le parcage aura lui été fidèle à sa réputation et là encore, j’ai vu et entendu exactement que j’étais venu voir et entendre.

Hormis un léger accrochage sur la route au retour (Joyeux anniversaire Nico !), encore une petite expédition de groundhopping bien réussie!

Fiche technique

4 août 2007

AS Monaco-AS Saint-Etienne 1:1

Ligue 1, France

Stade Louis II, 17’134 spectateurs

Prix du billet : 26€

Matchs durant le même séjour : aucun

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