Je change un petit peu de format aujourd’hui avec un article qui va parler de non pas un, mais deux, matchs d’un coup. Certainement les plus improbables de l’année d’ailleurs (et pourtant, j’en ai vu d’autres que je n’aurais jamais pensé allé voir…).

En cette période un peu particulière pour tout le monde, j’ai eu la chance de pouvoir me tirer deux semaines au soleil, à Tenerife plus précisément. D’ailleurs au passage, si vous n’avez encore jamais eu l’occasion d’aller sur cette ile, je vous la recommande vivement !

Si le foot n’était absolument pas la priorité du voyage, l’occasion de faire un ou deux stades de plus était quand même belle, surtout en cette période de disette. Mon premier périple m’emmènera donc au stade de La Palmera pour une rencontre de foot… féminin (une première pour moi), entre les locales et le Real Madrid.

La veille (précision qui aura toute son importance), je vérifie tout sur internet : le match aura bien lieu, avec du public, 10€ l’entrée, tout semble bon.

Lorsque j’arrive devant le stade, je vois une vingtaine de personnes devant les portes, mais qui ne font pas la queue ; je sens qu’il y a un truc qui cloche. Ca ne manquera pas : l’affiche du match a été modifiée et arbore désormais un grand « sin publico » qui se passe de traduction. Et après une rapide vérification sur le site du club, je découvre en effet que les autorités canariennes ont décidé le matin même d’interdire le public dans les manifestations telles que les matchs de foot. Ce sera donc le cas ce soir ainsi que pour mon deuxième match au programme.

Il m’en faudra quand même plus que ça pour me décourager et après avoir tenté en vain de faire le tour du stade une première fois, je trouve une place… adossé à un palmier, qui me permet de voir le match par-dessus le muret derrière les buts. J’ai connu mieux mais je m’en contenterai. Et finalement, ce n’est pas tous les jours que je peux assister à un match assis contre un palmier !

A la mi-temps, après une petite visite de courtoisie de la Guardia Civil avec laquelle je n’ai aucune envie d’avoir affaire, je retente un tour du stade, puisque j’ai aperçu 3-4 personnes perchées derrière l’autre but, leur offrant un vue meilleure. Mais après avoir traversé un chantier, escaladé un petit mur à la lumière de mon téléphone et m’être pris les pieds dans des barbelés, je décide de revenir à ma place initiale pour la 2e mi-temps.

Tout ça pour un match de foot féminin ! C’est d’ailleurs la première fois que je regarde un match dans son intégralité et j’avoue avoir été agréablement surpris par le niveau affiché. Je n’avais pas un regard hautain sur le foot féminin, mais je gardais le souvenir d’un niveau bien moins bon que ça lors des quelques minutes aperçues ça et là à la télévision il y a quelques années. A noter que Tenerife a battu le Real et apparemment, quel que soit le sport ou la division, battre le grand Real est toujours source d’une joie particulière !

La question qui me vint alors en sortant du stade était la suivante : mais d’où vais-je bien pouvoir assister au prochain match sur ma liste, un « alléchant » CD Buzanada-Atlético Unión de Güímar ?

Prévoyant, je décide cette fois d’aller repérer les lieux de jour, avant le match. Et les choses sont assez claires : la belle colline située derrière un but sera idéale pour assister à cette rencontre de 4e division espagnole.

Lorsque je reviens quelques heures plus tard, je constate sans surprise que je ne suis pas le seul à avoir eu l’idée de la colline ; on doit être une bonne cinquantaine, dont la plupart a prévu des chaises de camping. Le décor est plutôt pas mal, je dois bien l’avouer !

Après avoir passé la première mi-temps au sommet de la colline, je redescends quelque peu et prend place à un endroit qui s’avérera être très stratégique : entre le kop des ultras locaux, composé de deux femmes qui bouffent des pipas, 3 mecs assis avec leur clope et un chien, et le kop des ultras visiteurs, séparés par… moi. Ce dernier (le kop, pas moi !) est composé de 3 filles, probablement les copines/sœurs de joueurs et dont la connaissance du football semblait se limiter à « Cabron ! », « Defensa de mierda, joder ! ». Sans compter les insultes entre elles ; j’ai passé une 2e mi-temps sympa !

Le clou du spectacle sera une fois n’est pas coutume footballistique. Et c’est dommage que je n’en trouve pas la vidéo, car le 2e but des locaux mériterait de faire le tour des réseaux sociaux. Un but comme ça, si c’est Messi ou Ronaldo qui le met, on en parle pendant 6 mois. Récupération, petit-pont, double contact et frappe de 30m dans la lucarne (et je n’en rajoute pas !), c’est sûrement l’un des plus beaux que j’ai vu en live.

Ainsi se termine donc ma route footballistique sur l’ile de Tenerife, même si j’avais repéré un match qui s’avérera finalement n’être qu’un entrainement. Et si ce n’est probablement pas l’atout principal de l’ile, je suis assez satisfait de mes deux expériences un peu particulière. Avec un seul gros regret tout de même : au milieu de mes vacances se jouait le derby Las-Palmas-Tenerife en 2e division. Autant dire qu’en temps normal, je n’aurais que difficilement résisté à l’aller-retour en bateau pour y assister. Dommage !

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