Il aura donc fallu attendre le 90e article sur mon site pour que je vous emmène sur les terres de prédilection d’un bon nombre de groundhoppers. L’Angleterre, ses pubs, ses stades typiques et surtout ses ambiances qui font toujours débat. Pour certains, ce sont les meilleures du monde, pour d’autres les pires. Bien que ce débat dépende de la division dans laquelle on se rend, j’ai plutôt tendance à faire partie de ceux qui ne sont pas particulièrement attirés par l’Angleterre. Ca ne m’empêche pas de m’y rendre de temps en temps et d’aller y voir des matchs, et si je reconnais que l’atmosphère autour et dans le stade est particulière, l’ambiance est souvent inexistante. Ou du moins très éloignée de ce que je recherche.

Par contre quand je m’y rends je vais avant tout chercher à arpenter les stades de divisions inférieures, encore plus que dans les autres pays. Non seulement pour des questions de budget, mais surtout parce que ce sont dans ces divisons qu’on peut trouver un semblant d’ambiance tout de même. Loin des stades aseptisé de Premier League et de ses billets hors de prix.

Ce qu’il faut en revanche laisser à l’Angleterre, ce sont ses stades. Tout est question de goût, mais pour ma part rien ne vaudra jamais un bon vieux stade rectangulaire, avec en bonus les angles « cassés ». Et s’il y en a un que je voulais faire avant la construction d’une nouvelle enceinte, c’est bien le Griffin Park de Brentford, connu pour avoir un peu à chacun de ses angles. Et si je suis arrivé trop tard sur place pour en boire une dans chacun de ceux-ci, faire le tour du stade permet d’admirer ce petit bijou qui a accueilli le dernier match de son histoire cet été.

Le stade est au cul du monde quand tu loges au centre de Londres mais ça vaut la peine de faire le trajet. Il fait nuit, il pleut et il fait très froid le soir du match, les conditions idéales pour un match anglais !

Sur le terrain, j’ai comme unique souvenir d’avoir vu jouer (et marquer) l’inénarrable Joey Barton. Pour le reste, vu ma position quasiment à la hauteur du terrain, je n’ai pas souvenir d’avoir vu grand chose.

Niveau ambiance, on est exactement dans ce que j’attendais d’un match comme celui-ci. Comme à peu près toujours en Angleterre, les supporters adverses sont plus bruyants que les locaux. Là où le bât blesse en revanche, c’est évidemment que l’ambiance peut passer du très bon au néant en quelques secondes. Et bien souvent, le néant est infiniment plus long que la folle ambiance.

C’est dommage, car vu la caisse de résonnance des tribunes et le fait que celles-ci sont régulièrement pleines, ça pourrait donner quelque chose de vraiment sympa si les Anglais étaient capables de chanter autant dans le stade que dans les pubs aux alentours avant et après le match.

L’Angleterre est donc mon grand paradoxe de groundhopper : d’un côté l’ambiance ne m’attire pas des masses et de l’autre l’atmosphère qui se dégage des stades anglais est assez inégalable. Et j’attache une importance particulière à la différence entre atmosphère et ambiance. Je retournerai donc avec plaisir en Angleterre une fois que l’on sera autorisé à le faire et qui sait, seuls les imbéciles ne changeant pas d’avis, je reverrai peut-être un jour mon jugement.

Fiche technique

15 janvier 2016

Brentford FC-Burnley FC 1:3

Championship, Angleterre

Griffin Park, 10’039 spectateurs

Prix du billet : 28£

Matchs durant le même séjour : aucun

2 commentaires sur « 2016-01-15 Brentford FC-Burnley FC »

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