Il y a pire manière que de commencer une année de groudhopping par un derby à Geoffroy-Guichard, vous en conviendrez. Et pourtant, le premier mes 100 matchs de l’année civile me laissera un goût amer pour deux raisons.

La première, même si c’est devenu traditionnel en France depuis plusieurs saisons, c’est l’absence de supporters visiteurs. Non pas que j’aurais pris du plaisir à voir 1’500 Lyonnais célébrer le but victorieux à la 95e (j’y reviendrai), mais ce qui fait l’essence de ces matchs, c’est l’affrontement en tribunes. J’ai la chance d’avoir vu plusieurs fois le derby à Sainté, de l’avoir vécu à plusieurs reprises dans le Kop Nort jouxtant le parcage visiteurs et ces matchs étaient absolument fous. Et si ce derby est aussi célèbre en France et en Europe, ce n’est évidemment pas en raison de son niveau footballistique mais bien grâce au spectacle qu’il offre en tribunes !

Je doute que les choses n’aillent dans une meilleure direction à l’avenir et je suis heureux d’avoir pu prendre part à des derbys de feu, mais je trouve bien triste que l’on en soit réduit à considérer ces moments comment faisant partie du monde « d’avant ».

Malgré tout, le spectacle en tribunes est assuré par les deux kops stéphanois. Même si les deux tifos proposés seront loin d’être les plus beaux que j’ai pu voir dans ce stade et que l’ambiance ne sera pas aussi impressionnante que j’ai pu la connaître (notamment à cause des raisons évoquées ci-dessus), un derby à Sainté vaudra quand même toujours la peine d’être vu. Car même si les anciens (dont je ne considère pas faire partie) considèreront qu’ils n’ont plus la même saveur qu’il y a quelques années, l’ambiance durant ceux-ci restera quand même très largement supérieure à la moyenne.

Tout du moins jusqu’à ce que le scénario du match ne vienne tout foutre en l’air. Il s’agira donc la deuxième raison de mon amertume en quittant le stade ; amertume partagée par plus de 40’000 personnes. Car perdre un derby est toujours un moment extrêmement douloureux – auquel les supporters des Verts sont malheureusement habitués – le perdre à la dernière seconde du match est un véritable traumatisme.

Mais à l’inverse, quel que soit le club que vous supportez, arrêtez-vous 2 secondes et imaginez-vous dans le stade (ou la patinoire) de votre ennemi. Imaginez (si vous n’avez pas eu la chance de le vivre une fois, sinon rappelez-vous en) votre équipe marquer le but victorieux à la toute dernière seconde du match. Le ressenti à ce moment-là est probablement le plus fort que l’on peut avoir en tribunes.

Dommage que les pouvoirs publics, surtout en France, aient décidé de priver la majorité des supporters de ce genre d’émotions.

Fiche technique

20 janvier 2019

AS Saint-Etienne-Olympique Lyonnais 1:2

Ligue 1, France

Stade Geoffroy-Guichard, 41’594 spectateurs

Prix du billet : 55€

Matchs durant le même séjour : aucun

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