Pour le commun des mortels, ou plus précisément pour les gens ne pratiquant pas le groundhopping assidument en Allemagne, Osnabrück n’évoque à peu près rien. Peu nombreux sont ceux qui peuvent situer la ville sur une carte. Et si maintenant je peux faire le malin en sachant parfaitement où ça se trouve, j’étais dans le même cas que la majorité citée il y a 4 ans. Et j’avoue que je n’en attendais pas grand chose en y allant.

Comme bien souvent, c’est quand on ne s’attend à rien que l’on est surpris, et l’exception ne dérogera pas à la règle dans cette charmante petite ville situé entre Münster et Oldenburg (ça vous aide hein ?). Ses petites rues, son hôtel de ville et les vestiges de l’ancienne muraille entourant la ville sont autant de choses qui rendent la visite de la ville vraiment agréable. J’ai en plus eu la chance de particulièrement bien y manger (allez faire un tour chez Mellow’s, un peu de nourriture saine ça fait du bien !) et d’y boire 2-3 bières plutôt sympa, ce qui fait que le temps sur place avant le match s’est vite avéré trop court.

Fan des trajets à pied que je suis, c’est uniquement à l’aide de mes petites jambes que je parcours les 3 kilomètres me séparant de l’un de mes stades favoris en Allemagne. Le « Stadion an der Bremer Brücke » (malheureusement renommé horriblement Osnatel Arena) représente tout ce que j’aime. Old school, avec un angle « cassé », il me fait en plus beaucoup penser aux Charmilles (le stade du Servette FC, pour les trop jeunes et/ou non connaisseurs du foot suisse), ce qui n’est pas pour me déplaire.

En plus de ça, l’affiche du jour m’attire énormément. J’ai eu de bons échos du public local et en face se dresse le public d’un monument en péril : le Hamburger SV, HSV pour les intimes. Si le club n’a plus son lustre d’antan, il draine toujours un public très nombreux que je me réjouis de voir à l’oeuvre. Et comme depuis quelques saisons le HSV est un peu le club « de la lose », je me dis que je ne suis pas à l’abri d’assister à une surprise (le HSV évolue alors en Bundesliga, Osnabrück en 3. Liga) comme la Coupe peut nous en offrir. Et pourtant, j’ai bien failli ne jamais y assister.

Je suis extrêmement scrupuleux au moment de suivre l’évolution des ventes de billets pour les matchs qui m’intéressent. L’affiche du jour était alléchante et je savais que les billets partiraient comme des petits pains : impossible de rater l’ouverture de la vente.

Je ne me rappelle plus du jour exact de son ouverture, mais les membres du club ayant pu se procurer des billets en avance, il ne resterait plus que quelques précieux sésames à l’ouverture. Sans raison particulière, la veille au soir je peux me rendre sur le site de la billetterie et, à ma grande surprise, je peux commander mon billet alors qu’officiellement la vente ne débute que le lendemain matin ! Je suis évidemment très satisfait d’avoir pu « contourner » la vente, surtout qu’en moins de 5 minutes tout le reste avait été vendu, tout en craignant jusqu’au jour même que le billet ait été vendu 2x. Il n’en sera heureusement rien et c’est donc très bien installé dans les premiers rangs de la tribune latérale que je vais assister au match.

Comme attendu, le stade est plein à craquer. Les discussions autour de moi sont unanimes : « Osna » va sortir le gros HSV. Et leur prophétie va se réaliser.

Très bruyant dès l’entame de match, le public local va vraiment assurer durant l’ensemble du match. Ce n’est pas la plus belle tribune d’Allemagne, j’ai connu des ambiances bien meilleurs, mais il y avait un petit quelque chose de particulièrement plaisant à assister à la performance de ce public. Bien aidés par le scénario du match (3-0 à la 71e) et par leur tribune qui a une bonne caisse de résonnance, ils ont complètement éteint le parcage, pourtant plein à craquer lui aussi.

Le public du HSV est assez réputé, et à juste titre. Et même si c’est difficile à expliquer, j’ai l’impression que dès ce match là, qui était le premier de leur saison, ce public savait que cette saison 2017/2018 serait celle de la relégation, celle de la chute d’un monument absolu du foot allemand. A la fin du match, j’ai senti plus de résignation que de mécontentement. Et même s’ils ont été plutôt bons vocalement (même si je regrette l’absence de pyrotechnie), ce public-là mérite d’appartenir à l’élite allemande.

En résumé, une journée de groudhopping comme je les aime : bière, visite, soleil et grosse ambiance. Et dire qu’il ne s’agissait là que d’une mise en bouche pour ce qui allait suivre le lendemain…

Fiche technique

13 août 2017

VfL Osnabrück-Hamburger SV 3:1

DFB-Pokal, Deutschland

Stadion an der Bremer Brücke, 16’000 spectateurs

Prix du billet : 33€

Matchs durant le même séjour : Holstein Kiel-Eintracht Braunschweig, SV Eichede-FC Kaiserslautern, FC Hansa Rostock-Hertha BSC

Un commentaire sur « 2017-08-13 VfL Osnabrück-Hamburger SV : la magie de la Coupe ! »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s