N’importe quel amateur de tribunes ne peut pas rester tout à fait insensible devant une affiche entre Bâle et Saint-Etienne. Considérés, à tort ou à raison, comme les meilleurs publics de leurs pays respectifs, l’affiche était alléchante, d’autant que sportivement, avec une victoire de l’ASSE 3-2 à l’aller tout restait à jouer. Tout s’annonçait donc à merveille, mais quand on affectionne Sainté, on doit s’attendre à tout…

Car oui, je suis fan des Verts depuis de nombreuses années maintenant. Ce qui m’avait valu 2-3 commentaires sur Twitter de personnes ne comprenant pas qu’un Suisse puisse préférer un club français à un club helvétique en Coupe d’Europe. Sur le sujet, chacun aura sa vision des choses mais pour ma part, supporter un autre club du pays dans une compétition européenne, c’est purement et simplement impossible. Ce d’autant plus quand il rencontre un club que je supporte. En Suisse, je n’ai d’yeux que pour le Servette FC je suis physiquement incapable de supporter un autre club, quelles que soient les circonstances.

Mais revenons-en au match du jour.

Moins de 500 kilomètres séparent Bâle de Saint-Etienne par la route, ce qui est une aubaine lorsque l’on parle de déplacement européen. Pour les Stéphanois, très migrateurs, c’est donc une occasion de se déplacer en masse et de remplir le parcage. Chose que les Bâlois n’auront pas eu loisir de faire à l’aller, la France n’étant pas capable d’assurer un déplacement de 1’500 personnes dans son territoire.

Comme attendu, les deux tribunes présenteront un spectacle pyrotechnique ; le contraire aurait été aussi étonnant que décevant. Avantage de ce côté-là aux Bâlois selon moi, malgré un joli craquage côté stéphanois.

Vocalement en revanche, et en toute objectivité, il n’y a pas vraiment eu photo : avantage Sainté. Ca faisait quelques années que je n’étais pas retourné à Bâle et j’ai été déçu : ça chante tout le long certes, mais sur un ton monocorde, sans pics. Ca donne presque l’impression de robots, programmés pour faire le taf pendant 90 minutes et c’est tout.

Du côté du parcage (et de ses alentours, le stade est très teinté de vert), on est en mode Coupe d’Europe est c’est plutôt bon ! Quiconque a déjà vu un parcage stéphanois sait ce que ça peut donner, d’autant plus durant les joutes européennes.

Ce parcage deviendra même complètement fou à la 89e minute, moment choisi par les Verts pour égaliser à 1-1 partout et donc assurer sa qualification. Autour de moi, tous les Bâlois foutent le camp et j’avoue que j’ai également célébré ce but comme il se doit.

J’étais peut-être même toujours en train de le faire quand Bâle a marqué le 2-1 quelques secondes plus tard. Et là, de voir tous les crétins qui quittaient les lieux revenir en pleine forme fêter la qualification. On ne quitte pas un match avant la fin.

Sans surprise, le public bâlois s’est montré bien plus bruyant à ce moment-là, pendant que les milliers de Stéphanois présents subissaient un énième désillusion dans leur vie de supporters de ce club.

La soirée était à quelques secondes d’être parfaite.

Fiche technique

25 février 2016

FC Basel-AS Saint-Etienne 2:1

Europa League, Suisse

Sankt Jakob Park, 20’976 spectateurs

Prix du billet : 60CHF

Matchs durant le même séjour : aucun

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