Précédemment, dans Groundhopping Express : S01 E01 – S01 E02S01 E03

Comme je m’en étais un peu douté, la ville d’Olsztyn ne présente qu’un intérêt et ma visite est donc assez brève. Je ne regrette en revanche en aucun cas le voyage, car rien que pour le stade ça valait la peine. C’est un peu comme ça que je m’imaginais un stade de 2e divisions polonaise : un peu austère et en bonne partie délabré. Ça n’a pas manqué et à vrai dire, j’ai beaucoup aimé. Ces stades à l’ancienne sont loin des standards attendus par beaucoup de monde mais pour ma part ça me convient à merveille. Même si le confort est sommaire et que l’entretien est à peu près inexistant, ça a un charme fou.

Sur le terrain, j’assiste à la première victoire des locaux de la saison, pour la plus grande joie de leur public. Celui-ci est composé de passablement de familles d’un côté de la tribune, avec un nombre assez hallucinant d’enfants. Moi qui croyais qu’il était dangereux d’amener son enfant au stade, je suis surpris !

De l’autre côté de la tribune se trouve la partie un peu plus radicale des fans. Comme ça semble être le cas un peu partout dans le pays de l’est, difficile de différencier vraiment les ultras des hools, mais pour la faire courte disons qu’il y avait de beaux bébés. L’ambiance sera très inégale, avec très peu de chants en première mi-temps alors qu’au fur et à mesure de l’évolution du match, les ultras redoublaient d’efforts, bien suivis par le reste du public.

Pour une première expérience en Pologne, je n’ai pas choisi le stade le plus connu mais c’était sympa quand même. Ca m’a mis l’eau à la bouche pour les 3 (voire 4) matchs qui m’attendent là-bas ce week-end.

Le lendemain, après un réveil une nouvelle fois très matinal, il était temps de prendre la direction de mon « pays d’adoption », à savoir l’Allemagne. Alors que je m’y rends traditionnellement une fois par mois en moyenne, cela faisait 555 jours que je n’y avait pas mis les pieds. Et ça fait un bien fou d’y retourner ! Même si certaines habitudes, comme le retard des trains par exemple, ne m’avaient pas manqué.

Présent à Berlin que pour une durée de 7h (match inclus), je vais droit à l’essentiel pour réaliser le combo parfait : Bier, Fussball, Bretzel, Currywurst, Frikadelle et Mezzo Mix. En si peu de temps, la performance est louable.

C’est du côté de Charlottenburg que j’ai découvert mon 84e stade allemand pour un derby berlinois de Regionalliga Nordost (4e division). Stade assez atypique, tant par son architecture que par sa population. Un public qui semble se situer très à gauche de l’échiquier politique et qui est le premier que je vois posséder une « section » LGBTQ, avec différents drapeaux bâchés et une « animation » vocale assurée par une personne transgenre.

Pas grand chose à relever de ce match, aucun des deux clubs ne possédant véritablement scène active. Le seul intérêt de ce match pour moi était d’en cocher un de plus et surtout de remettre les pieds en Allemagne. Et au niveau itinéraire, même si ce n’était pas le plus logique, il me permettait une bonne transition pour la suite.

Cette suite, elle aurait dû avoir lieu du côté de Budapest, où j’avais repéré un match ce soir. Mais mon envie de découvrir un endroit dans lequel je n’étais encore jamais allé a été plus forte et je me retrouve donc ce soir à Szombathely, tout à l’ouest de la Hongrie. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le coin n’a pas l’air très touristique.

Pour arriver ici, il m’a donc fallu passer une nouvelle nuit dans un train (la dernière, si tout va bien) puis subir 2 bus de remplacement sur mes deux derniers trajets en train aujourd’hui. Et entre le premier qui ne connaissait pas son itinéraire et le second qui a bien failli ne jamais arriver, je réalise que je n’ai pas choisi le trajet le plus simple. Ce qui tombe bien vu que je vais me le taper dans le sens inverse demain matin à l’aube.

Entre deux, j’aurai assisté à un match de 2e division hongroise dans un stade qui a l’air tout beau tout neuf. Ce qui marquera un tournant dans ce voyage, car après une semaine d’ambiances plutôt confidentielles, je devrais dès demain entrer dans une semaine beaucoup plus agitée niveau tribunes.

Point Covid : sans surprise, en Allemagne et en Autriche (où j’ai fait escale), le respect du port du masque dans les lieux clos est total. En revanche, après avoir visité 8 pays depuis mon départ, je n’ai toujours pas eu affaire au moindre contrôle de mon passeport ou de mon certificat Covid à quelconque frontière. C’est loin de me déranger, mais je ne m’attendais pas à ça.

Mention spéciale au contrôleur du train qui m’a recommandé de me procurer un masque FFP2 – ce que j’ai fait – pour la Hongrie alors que depuis que j’y ai mis les pieds, je n’ai vu personne porter de masque, pas même dans les transports. Le Covid semble n’être plus qu’un mauvais souvenir par ici.

Un commentaire sur « Groundhopping Express S01 E04 : Olsztyn-Berlin-Szombathely »

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