Précédemment, dans Groundhopping Express : S01 E01 – S01 E02 – S01 E03S01 E04

Petit changement de décor pour la rédaction de l’article du jour puisque c’est en direct d’un train entre Bratislava et Prague que je prends la plume. Le trajet va m’emmener à Poznan pour le début d’un séjour de 3 jours en Pologne. Enfin, ça c’est dans l’hypothèse où je résiste à la tentation de descendre à Dresden, où mon prochain train s’arrêtera.

Je vous avais laissé avant un match en Hongie du côté de Szombathely. Comme je l’avais pressenti, la ville n’a pas grand chose de touristique et trouver des personnes qui parlent anglais ou allemand n’est pas aisé, même dans les hôtels et restaurants. Idem pour la billetterie du stade et à l’intérieur de celui-ci.

Il y a plus de 2’000 personnes qui assistent à celui-ci dans un stade très récent (2017) qui peut contenir un peu moins de 9’000 personnes. On n’est plus sur un vieux stade authentique comme j’en parlais à Olsztyn, mais je dois bien reconnaitre que celui-ci a une certaine allure et sa taille modérée lui donne un certain charme.

L’activité en tribunes se limitera à un petit groupe de 10-15 jeunes entonnant un chant de temps en temps, rien de fou. La seule bâche présente dans la tribune sera celle des Hools du coin, que j’ai eu la « chance » ce croiser avant le match, me rappelant ainsi certains gabarits que j’avais pu apercevoir à Budapest derrière la vitre d’un car il y a quelques années.

De retour en ville je finis pas trouver un restaurant qui m’accepte et qui a une carte en anglais. Pour la petite histoire, 2 pintes de bière locale et un plat m’ont coûté la modique somme de 11€90.

Pendant que je mange, le match de Champions League entre Manchester City et le (scheiss-)RB Leipzig est diffusé, et je me dis que pour rien au monde je n’échangerais ma place au match de 2e division hongroise que je viens de voir contre un siège à l’Etihad Stadium de Manchester.

Une fois n’est pas coutume, la nuit est très courte et je monte dans le train à 5h45 direction Bratislava. Contrairement à la veille, pas de bus de remplacement toutes les 5 minutes et j’arrive à l’heure prévue dans la capitale slovaque.

Le tour de celle-ci est relativement vite fait à pied, y compris si l’on monte jusqu’au château depuis lequel la vue sur la ville est plutôt agréable. Et comme je considère important de goûter les spécialités locales quand je voyage, je me renseigne sur où manger le meilleur « Halušky », le plat traditionnel. Mes recherches me mènent dans un petit bar à l’entrée du centre ville et même si je n’ai pas de point de comparaison, je me suis régalé. Et là encore l’addition peut prêter à sourire puisque que je m’en suis tiré pour 13€40 pour une pinte (de très bonne stout locale), un plat, un dessert et un café.

I(l y a un mec devant moi dans le train qui ronfle à un tel point que la moitié du wagon est mort de rire. C’est assez déstabilisant.)

Comme il y a aussi des moments moins sexys durant un voyage comme celui-ci, je passe mon après-midi dans mon auberge pour faire ma lessive et prends tardivement la route du stade. Comme dit précédemment, le match du soir devrait être le premier du séjour avec une « vraie » ambiance.

Un peu moins de 10’000 personnes prennent place dans le Tehelné Pole, dont un grosse cinquantaine de supporters de København qui se feront entendre à plusieurs reprise malgré leur faible nombre.

Du côté des locaux, le bloc où se situe les ultras/hools est bien garni et une voile en l’honneur de ces derniers est déployée en début de match. Comme tous bons types de l’Est, leurs cordes vocales ne sont pas faites comme les nôtres donc lorsque ça pousse, ça fait vite du bruit ! Pour autant, l’ambiance sera assez inégale et ce sont souvent les mêmes chants qui reviennent en boucle. De manière générale, peut-être un peu en-deçà de ce que j’attendais, mais je ne boude pas pour autant mon plaisir de retrouver un stade animé.

A noter tout de même que lors d’un chant, je crois entendre 3 types qui chantent « Eis Sport Verein », chant dédié à l’équipe de hockey de la ville de Zug, qui vient de devenir championne de Suisse au détriment de mon club. Et ça n’a pas manqué, ce sont bien 3 Suisses-allemands ronds comme des queues de pelle et vraisemblablement pas présents à Bratislava aux mêmes fins touristiques que moi, dont l’un d’eux portent le t-shirt « Schweizer Meister 2021 ». Ils ont passé leur match à reprendre tous les chants qu’ils entendaient en les mettant à la sauce de leur club, soit tout ce que je déteste dans un stade. Et évidemment il fallait qu’ils se trouvent un rang derrière moi… Bref. København finira par s’imposer 1-3 ce qui ne semble pas décevoir outre mesure le public local qui fête tout de même ses joueurs.

Il est bientôt 10h et l’arrivée à Prague pour ma première escale approche. Le WiFi du train étant catastrophique, je posterai les photos de ces journées un peu plus tard.

7 commentaires sur « Groundhopping Express S01 E05 : Szombathely et Bratislava »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s