Précédemment, dans Groundhopping Express : S01 E01 – S01 E02 – S01 E03 – S01 E04S01 E05

Est-ce qu’un voyage tel que celui que je suis en train de vivre aurait eu la même saveur sans un couac à un moment ou l’autre ? Probablement pas. C’est donc quelques minutes après avoir fini mon article précédent que les choses se sont gâtées.

Mon train Bratislava-Praha a eu la bonne idée d’arriver avec 30 minutes de retard. Problème : je n’avais que 25 minutes de battement entre les deux trains. Et malgré un sprint désespéré à la sortie du train, celui devant me mener à Berlin venait de partir.

Monter dans ce train représentait mon seul espoir d’arriver à Poznan à temps, je réalise donc vite que je peux tirer un trait sur le match prévu là-bas ce soir, pour lequel j’avais en plus accidentellement (vraiment !) pris un billet qui me donnait accès au bar à volonté. Autant dire que je suis dégoûté, mais je dois vite trouver une solution de repli.

J’envisage de faire la journée à Praha et d’aller y voir un match, mais ça signifie prendre un risque sur le trajet du lendemain. Chat échaudé craignant l’eau froide, je préfère assurer le coup et de prendre un train direction Berlin, histoire de me rapprocher de la Pologne. Cela me semble raisonnable et je cible rapidement un match à Berlin, au cas où. Mais là encore, les choses vont se gâter.

Prévu à 12h26, mon train ne va arriver qu’à 14h30, soit un retard de 2h progressivement annoncé à la gare. On est passé par 15 minutes de retard, puis 40, puis de 20 en 20, puis de 10 en 10 pour arriver jusqu’à 124 minutes de retard précisément. A mon grand dam ainsi qu’à celui des nombreux supporters de l’Union Berlin avec qui j’ai fait le voyage, eux qui ont joué la veille en Coupe d’Europe dans la capitale tchèque.

J’arrive finalement à Berlin à 19h passées, ce qui ruine ainsi mes espoirs de me rendre à l’un des deux match que j’y avais ciblé. Les malheurs auraient pu s’arrêter là mais non, j’ai encore eu la bonne idée de regarder Lausanne-GSHC à la TV, histoire de bien ruiner ma fin de soirée. Rideau.

Après une grasse matinée – soit un réveil à 7h, ce qui est excessivement tard par rapport à mes standards durant ce séjour – je prends la direction de Gdańsk. J’avais à la base l’ambition de visiter la ville voisine (Sopot) dans la foulée, mais en raison des péripéties ci-dessus, je n’ai que quelques petites heures à passer dans la ville. C’est suffisant pour en faire le tour rapidement mais j’y serais néanmoins bien resté un peu plus, tant le centre ville est beau. Dommage pour cette fois, mais il va falloir que je revienne. En revanche, lorsque ce sera le cas, j’éviterai de dormir au « Main Station Hôtel » parce qu’hormis sa proximité avec la gare, il n’a pas grand chose de positif à en retirer.

Le match au programme du soir n’était pas celui dont je me réjouissais le plus du week-end (Poznan la veille et le Legia Warszawa le lendemain m’attiraient bien plus), l’ambiance locale m’ayant été décrite comme calme pour la Pologne. Le stade peut contenir plus de 40’000 personnes mais nous sommes moins de 7’000 à garnir les travées, dont 150/200 supporters visiteurs.

Comme cela m’avait été annoncé, je n’ai pas assisté au match du siècle en tribunes mais tout de même : dotés de leurs cordes vocales « made in Europe de l’Est », les locaux font vite du bruit quand ils s’y mettent réellement. Sur la durée ce n’est rien d’exceptionnel, mais disons que ça donne une vague idée de ce que ça peut donner à Warszawa par exemple, avec une tribune bien plus garnie. Autant dire que j’ai hâte de mon match de cet après-midi.

J’ai été agréablement surpris par le parcage en revanche. Pas forcément très nombreux mais très actifs durant tout le match, presque de quoi me donner envie d’aller voir un match à Gliwice histoire de les voir chez eux.

La bonne nouvelle du jour, c’est que mon train en direction de Warszawa est parti à l’heure. Ce qui me permettra donc d’aller dans un premier temps assister à un match de… 4e division polonaise avant d’aller enfin découvrir les ultras du Legia Warszawa dans leur stade. Et c’est peu dire que j’ai hâte!

5 commentaires sur « Groundhopping Express S01 E06 : Praha, Berlin et Gdańsk »

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