Précédemment, dans Groundhopping Express : S01 E01 – S01 E02 – S01 E03 – S01 E04 – S01 E05S01 E06

Plus trop habitué à voyager dans des trains qui arrivent à l’heure, je suis presque surpris d’arriver à Warszawa sans encombre. Et après 15 minutes à tenter de trouver un endroit prêt à me faire de la monnaie pour payer ma consigne – pas la première fois que je me retrouve « coincé » au moment d’utiliser du cash en Pologne – je peux prendre la direction de Blonie, petit village très moche situé à 30 minutes de la capitale, afin d’assister à un match de 4e division locale.

Le stade est comme vous pouvez l’imaginer pas bien grand, mais possède quand même une petite tribune qui semble neuve et qui est tout de même relativement bien garnie. Il n’y a évidemment aucune activité en tribune, si ce n’est le petit groupe de papys du village qui n’a cessé de beugler tout le match. Ils ont probablement dit autant de conneries insupportables que n’importe quel groupe de ce type au bord d’un terrain, mais comme je ne comprenais pas un traitre mot de leurs propos, ça m’a beaucoup faire rire.

Le niveau sur le terrain me fait dire que j’aurais probablement ma place sur celui-ci alors que je ne joue plus au foot depuis 25 ans, c’est dire. Pour autant, le spectacle sera quand même moins moche que la gare du village, dans laquelle je patiente une bonne demi-heure avant de rejoindre la capitale à nouveau.

Contrairement au match du matin qui ne suscitait en moi ni espoir ni excitation, il en allait tout autrement de celui de l’après-midi, puisque j’allais enfin aller découvrir le stade du Legia Warszawa et de ses ultras, qui font régulièrement le buzz avec leurs tifos et/ou animations pyrotechniques de haut vol. Et si je n’ai malheureusement assisté ni à l’un ni à l’autre, je ne regrette pas le déplacement pour autant.

Le stade n’est rempli qu’à moitié pour ce match qui est loin d’être l’affiche de la saison, d’autant plus que le Legia réalise un début de saison catastrophique. Mais une chose est sûre, c’est que si t’es capable de faire autant de bruit dans un stade rempli à 50%, je n’ose pas imaginer ce que ça donne pour un gros match de championnat ou de Coupe d’Europe. Même si j’ai parfois l’impression que les ultras sont là pour faire le job sans plus pour un match banal, ça reste très puissant et je n’ai pas vu 50 stades faire autant de bruit que ça. Il est fort probable que je revienne faire un tour du côté de Warszawa dans un futur plus ou moins proche pour assister à une grosse affiche.

La grosse surprise viendra à mes yeux du parcage du Gornik Leczna , petite ville d’à peine plus de 20’000 habitants, dont je ne savais à quoi m’attendre. Difficile pour eux de se faire entendre, à part sur les rares moments de blanc des locaux, mais visuellement, l’impression dégagée par les 3/400 visiteurs tous vêtus de noir est plutôt sympa. Comme souvent dans ces cas-là, cela attire ma curiosité et j’ajoute le stade du Gornik à ma « to do list » qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Sans regretter une seule seconde la découverte de ce stade, j’ai un sentiment mitigé en sortant puisque si j’ai pu voir de mes propres yeux le potentiel de ce public, je ne l’ai pas vu être exploité à 100%. Ce qui me « forcera » donc à revenir dans d’autres circonstances. Mince alors.

Une dernière soirée en Pologne accompagné par deux autres groundhoppers qui venaient de faire un séjour plutôt sympa dans le région et il était temps de se concentrer sur la suite. Et cette suite s’annonce plutôt pas mal, puisque j’apprends durant la journée que le derby de Sarajevo, qui était à la base de mon séjour, se déroulera mercredi soir (ma crainte étant qu’il soit programmé le jeudi) et que je pourrai en plus me rendre à Mostar mardi.

La journée d’hier s’est apparentée à un jour de repos sur le Tour de France, avec uniquement un transfert de Warszawa à Dortmund d’où j’écris ces lignes, histoire d’aller attraper mon vol pour la capitale bosniaque. Le trajet n’est pas forcément très logique, mais après avoir dû renoncer à me rendre à Sarajevo par la route (difficile) ou par les rails (impossible), c’était la solution la plus simple.

Prochaine étape : Mostar donc, via Sarajevo pour deux jours que j’attends impatiemment. La Bosnie était sur ma liste depuis plusieurs années, il est temps de passer à l’acte !

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