Précédemment, dans Groundhopping Express : S01 E01 – S01 E02 – S01 E03 – S01 E04 – S01 E05 – S01 E06S01 E07

Moins de 24h après mon arrivée il était déjà temps de quitter Mostar, en compagnie cette fois de 3 Français rencontrés en auberge de jeunesse et que j’ai conduit jusqu’à Sarajevo. Mon temps sur place avant le match est limité, je vais me contenter de faire l’essentiel.

Première étape : la billetterie du FK Sarajevo pour aller me procurer un billet pour le match. Mission accomplie en 3 minutes pour le prix exorbitant de 12KM (6€) en tribune latérale.

Je prends ensuite la direction du quartier ottoman de Baščaršija, grand dédale de petites rues dans lesquelles se mélangent restaurant et petites échoppes. C’est rempli de touristes mais ça n’enlève rien au charme de ces petites rues dans lesquelles je prends plaisir à me balader un moment avant de m’arrêter manger des traditionnelles Čevabčiči sur une terrasse.

Il est ensuite temps de prendre la direction du télécabine (Trebevićka žičara) afin d’aller admirer la vue sur la ville depuis la montagne Trebević, à 1100m d’altitude. Outre la vue magnifique sur Sarajevo et ses environs et les chemins de randonnée, l’attraction principale est la découverte de la piste de bob abandonnée après que s’y soient déroulés les JO de 1984. Si j’avais eu un peu plus de temps je serais redescendu à pied, mais il faut compter environ 2h de marche, je privilégie donc le retour en cabine (compter 10€ l’aller-retour).

Un petit passage par mon auberge et il est temps pour moi de rejoindre deux contributeurs de l’excellent site Footballski pour prendre le chemin du stade. On attendra notre bus un peu plus longtemps que prévu étant donné qu’il a fallu faire place au cortège des mecs du Željezničar qui se rendaient au stade. Et quel cortège ! Ils sont 1’500 à avoir pu effectuer le court déplacement dans le stade de l’ennemi et c’est peu dire que le cortège est impressionnant. La tentation de prendre 2-3 photos est grande mais un type pas loin de nous en a vite été dissuadé – très calmement – par un des photographes du groupe.

Présent aux alentours du stade une bonne heure avant le match, j’en profite pour faire le tour du stade, ou du mois de la partie à laquelle j’ai accès. Une chose est sûre, ce n’est pas ici que je vais boire ou manger quoi que ce soit, car il n’y a pas de buvette à l’horizon. Seuls deux stands seront présents en bas des gradins, avec des petites briques de jus d’orange et des cacahuètes à vendre.

Le stade se remplit tardivement et est très loin d’être complet, sans surprise. La tribune des ultras du FK Sarajevo est bien garnie, tout comme le parcage qui est plein. A noter que le match se joue dans le stade qui a accueilli la cérémonie d’ouverture des JO 1984 et durant tout le match la flamme olympique sera allumée ce qui est, il faut bien le dire, assez classe.

Pas d’animation particulière en début de match, même si les type du Željezničar sortiront une petite animation toute simple après quelques minutes de jeu. Pas de pyrotechnie en masse non plus, mais ça viendra plus tard.

L’ambiance est comme je m’y attendais un peu décousue. C’est très impressionnant par moments, les latérales sont chauffées à blanc mais il y a aussi de longs moments plus calmes. Même si comparaison n’est pas raison, j’avais trouvé le derby de Belgrade autrement plus impressionnant. L’ouverture du score en revanche va provoquer un joyeux bordel partout dans le stade.

Des dizaines de torches se craquent dans la foulée du côté des ultras, mais également une bonne dizaine en latérales, donc un type 5m derrière moi, visage découvert sans que ça semble surprendre qui que ce soit. Il en sera exactement de même sur le 2e but, avec un nombre de torches un peu moins conséquent tout de même.

Le parcage aura été un poil décevant, ne se faisant remarquer qu’à de trop rares occasions. Ils ont semblé se réveiller uniquement lorsque le match était perdu. La configuration du stade, sans toit et loin du terrain, ne doit cependant pas aider.

Finalement, ce match a un peu ressemblé à ce à quoi je m’attendais. C’est très décousu et très chaud par moments, il ne manquait finalement qu’une pointe d’animosité entre les deux tribunes. L’objectif est maintenant clair : assister au match retour un jour ou l’autre.

En attendant, c’est un autre programme qui m’attend, avec un vol le lendemain à l’aube direction Istanbul, puis Wien. J’essaie en pincipe d’éviter les timings aussi serrés mais cette fois je n’avais pas le choix. C’est donc après avoir atterri à 18h30 à Wien que je me retrouve à 20h30 au stade du FC Flyeralarm Wacker (quel horrible nom pour le club qui s’appelait anciennement Admira Wacker). L’adversaire du soir : le SK Rapid Wien, qui disons-le tout de suite évoluera à domicile dans le petit stade de la banlieue viennoise.

Je me base uniquement sur deux matchs vus de mes propres yeux (celui du jour et le fameux Wiener derby) et de ce que je peux voir sur Internet pour affirmer ce qui suit, mais je pense qu’à l’heure actuelle, le Rapid fait partie de ce qui se fait de mieux en tribunes en Europe. Parcages pleins, pyrotechnie en veux-tu en voilà et agitation constante de drapeaux, c’est un vrai bonheur pour les yeux et les oreilles. Mon seul regret sera d’avoir vu le match juste à côté du parcage en raison de la configuration du stade, et donc pas bien situé pour profiter pleinement du spectacle.

En face, il y avait bien un petit groupe de gars actifs mais vu ce qu’il y avait en face plus le fait que j’étais à l’opposé d’eux, je n’y ai pas fait attention une seconde.

L’objectif pour moi (oui, encore un objectif !) va être d’aller rapidement voir le Rapid à domicile. Et ça tombe bien, le derby est d’ores et déjà planifié…

Mon passage à Wien sera vraiment express (et c’est dommage vu ce que cette ville a à offrir) car à l’heure d’écrire ces lignes, je suis en route pour Berlin pour le week-end final de ce séjour complètement fou. Avec en point d’orgue mon retour dans la plus belle ville d’Allemagne !

Point Covid : c’est peu dire que le Covid ne semble plus exister en Bosnie. Pas de masque, pas de distanciation sociale, rien ne laisse présager que le virus est encore présent dans le coin. Ca peut surprendre, mais j’ai eu une discussion assez intéressante dans un restaurant de Mostar avec un serveur.

En gros il m’a expliqué qu’ici, les gens avaient pour certains connu la guerre il y a une trentaine d’années et qu’elle ne les avait pas tués. Pour lui, comme pour apparemment bon nombre de Bosniaques selon ses dires, quand on a vécu une guerre ce n’est pas un virus qui peut vous effrayer. C’est un point de vue qui peut se comprendre.

PS : le reste des photos, notamment celles du derby, suivront.

2 commentaires sur « Groundhopping Express S01 E08 : Sarajevo et Wien »

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