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Après une énième journée passée dans le train, me voilà arrivé à Berlin pour la dernière partie de mon séjour. Au programme du soir, un petit tour du côté du BFC Dynamo que j’ai enfin l’occasion de voir dans son « vrai » stade.

La réception de Chemnitz promettait une belle affiche, mais celle-ci a vite pris du plomb dans l’aile au moment où j’ai appris que pour diverses raisons liées aux prix des billets, les ultras de Chemnitz avaient décidé de boycotter le déplacement. Le parcage sera donc uniquement garni de quelques lambdas qu’on aura simplement entendu chanter « Auswärtssieg » (« victoire à l’extérieur » en Français) quelques minutes avant d’encaisser l’égalisation dans le arrêts de jeu. Foutu karma.

Il faut noter tout de même que le but marqué par Chemintz l’aura été par un … Genevois, en l’occurrence Kilian Pagliuca.

Pour revenir aux tribunes, le BFC annonce le premier guichets fermés de la saison avec 2’000 spectateurs présents. La file à l’entrée est interminable et je rentre dans le stade alors que le match a commencé depuis 5 minutes. Vu le spectacle, je n’ai pas raté grand chose.

Le Dynamo traine une réputation sulfureuse, entre supporters violents et racistes, et cette réputation ne sort pas de nulle part. Sans faire de délit de faciès, il suffit de jeter un œil autour de soi dans le stade… Mais chacun se fera son avis.

Autant le dire tout de suite, côté tribunes c’est absolument mort du côté du Dynamo, ce qui confirme l’impression que j’avais eue lorsque je les avais vus jouer dans le Friedrich-Ludwig-Jahn-Sportpark il y a quelques années. Il y a bien une bâche ultras et quelques types derrière, mais ils sont inactifs durant quasiment tout le match. Les quelques chants bien repris seront lancés par la tribune « VIP », où semble prendre place la partie un peu moins sympathique du public local.

Pas vraiment d’intérêt majeur à visiter ce stade donc, hormis si vous voulez ajouter un stade à votre liste ou observer un public un peu « old school hooligan ». Je regrette toutefois que le parcage n’ait pas été rempli, car ça aurait pu donner un ambiance un peu plus folklorique.

Retour « à la maison »

Le lendemain, il était temps de retourner du côté de Dresden, ville unanimement considérée par moi-même comme la plus belle du pays. Plus d’un an et demi après ma dernière visite, il était enfin temps de retrouver la « Florence de l’Elbe » pour la 15e fois, avec cette fois le plaisir de faire découvrir celle-ci à quelqu’un qui n’y avait jamais mis les pieds.

Je ne suis pas forcément neutre en la considérant comme la plus belle ville du pays, et de toute façon ce genre de classement demeure impossible, mais au-delà du foot, si vous avez l’occasion de vous y rendre une fois n’hésitez absolument pas. De par son histoire notamment (rappelons que la ville a été quasiment entièrement détruite pendant la 2e guerre mondiale) ou ses deux ambiances (riche pour l’Altstadt, beaucoup plus roots pour la Neustadt), elle vaut plus que jamais le détour. Et si vous avez besoin de bonnes adresses dans le coin, je me tiens volontiers à disposition.

Il faut toutefois que je précise que cette fin de séjour n’était pas du tout prévue ainsi. J’aurais en effet dû passer ces 4 derniers jours du côté du Portugal, mais les événements ne se sont pas déroulés comme prévu et tout en gardant une absolue discrétion sur les raisons de ce changement, j’ai une pensée émue pour ceux dont ce changement de programme a été bien plus douloureux que le mien.

Je pourrais passer une semaine à Dresden sans me lasser mais je n’en profite que le temps d’un week-end, avec évidemment comme point d’orgue le retour au Rudolf-Harbig-Stadion. Un stade qui fait le plein en configuration Covid, avec la présence de 16’000 personnes, dont 15’999 avaient probablement déjà vu un match de foot en direct et une pour qui c’était une première. Est-ce que j’aurais pu trouver mieux pour emmener quelqu’un voir son premier match de foot que ce stade ? Oui : il aurait pu être plein !

Je ne sais pas si c’était pour faire honneur à notre présence – ok, j’en doute un peu – mais les joueurs du Dynamo, qui sortaient de 3 défaites consécutives, ont régalé et infligé un sec 3-0 au Werder Bremen, qui évoluait encore en Bundesliga la saison passée. Pour un retour et une première, le scénario aurait pu être bien pire, d’autant que l’ambiance en tribunes s’est mise au diapason des joueurs.

La bonne surprise du jour aura été de voir un parcage plein et actif, ce qui redevient gentiment la norme après cette foutue période. Et ça fait du bien de revoir ces images.

Mon incroyable séjour prendra fin le lendemain, avec un retour à la maison un peu difficile après 18 jours comme je viens de les vivre. Je ferai un petit bilan de celui-ci dans les jours à venir, mais pour la faire courte : quel pied c’était !

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