L’organisation d’un week-end groundhopping est certainement aussi excitante que le week-end en lui-même. La recherches des matchs à aller voir, des nouveaux stades à visiter voire éventuellement des divisions que l’on pourrait clôturer grâce à la visite d’un stade : tous ces éléments font gentiment monter la sauce à l’approche du week-end concerné.

Mais comme dans n’importe quelle organisation, il y a une part de risque, d’inconnu, que l’on ne peut pas complètement maîtriser. C’est le cas lorsqu’on organise quelque chose en cette putain de période Covid notamment. Et encore plus lorsqu’on parle d’un week-end en Allemagne à la mi-décembre.

Pour ce week-end, 3 matchs étaient au programme, classique. Mais le premier hic va tomber le matin même du départ : le match du vendredi soir, un pourtant succulent VSG Altglienicke-FC Carl Zeiss Jena, est annulé en raison de l’impraticabilité du terrain en raison de la neige. Ca commence bien.

Immédiatement, je me mets à la quête d’un match de remplacement. Sauf que j’arrive tard à Berlin, impossible donc de viser trop loin. Je repère bien un match de … 6e division, mais pourquoi jouerait-on sur un terrain de 6e division si on a pas été foutu de déblayer celui censé accueillir un match de deux divisions au-dessus ? La réponse tombera bien vite : on ne jouera pas. Pas plus qu’on ne jouera à Berlin de tout le week-end d’ailleurs : tous les matchs sont annulé au cours de la journée.

Je tente ainsi de me rebattre sur le hockey, mais entre les restrictions Covid et le fait que je m’y prends à la dernière minute, impossible d’avoir un billet. Une fois n’est pas coutume, je vais donc faire une soirée sans match en Allemagne. Heureusement, le Glühwein coule à flot dans les nombreux marchés de Noël de la ville.

Mais mes malheurs ne s’arrêtent pas là : après la neige, c’est le Covid qui fait des siennes et qui provoque l’annulation de l’alléchant Germania Halberstadt-Chemie Leipzig que je me réjouissais d’allet voir le dimanche. Vous n’aviez jamais entendu parler d’Halberstadt ? Attendez de voir où je vais finir à la place…

Petit détour…

Le seul match du week-end qui aura été épargné par une annulation quelconque aura été celui du samedi après-midi. Et heureusement d’ailleurs, car il était celui qui allait me permettre de « boucler » la 3e division allemande, à savoir que j’aurai vu un match dans chacun des stades de cette catégorie. Pour ceux qui ont bonne mémoire, c’est quelque chose que j’avais déjà réussi à faire, mais avec le jeu des promotions/relégations certains stades peuvent faire leur apparition d’une saison à l’autre.

C’est donc dans le stade accolé à l’immense Westfalenstadion de Dortmund que j’allais pouvoir passer ce « cap », même si j’ai eu un petit coup de stress au moment de me renseigner pour les billets. Uniquement réservés aux membres du BVB, je craignais que ceux-ci « n’envahissent » le stade et qu’il ne reste plus le jour même. Fort heureusement, la magie des réseaux sociaux a encore opéré et j’ai rapidement été mis en contact avec un membre qui a pu se procurer le billet pour moi. Qu’il en soit ici remercié.

L’intérêt en tribunes sera assez limité, car même si le parcage improvisé en bout de tribune pour les mecs du 1860 était bien garni, il est resté assez silencieux. En revanche, le stade vaut absolument le coup d’oeil. Il est celui dans lequel jouait le Borussia avant la construction de son antre actuel et fleure bon le foot de l’époque. Ca valait largement le coup de faire 8h A/R de train depuis Berlin pour le visiter. Il y aurait certainement eu plus simple comme trajet, je vous le concède, mais ce ne sont pas 8 petites heures de train qui allaient m’arrêter.

Direction le fin fond de l’Allemagne

D’autant que ces 8 heures allaient me permettre, entre autres, de préparer mon déplacement du lendemain dans la sympathique (ou pas) bourgade de Meuselwitz. Le seul avantage à aller là-bas ? Le club joue en Regionalliga Nordost, qui est le prochain championnat allemand que j’aimerais boucler.

Pour y aller, rien de plus simple. Il vous suffit de faire Berlin-Leipzig, puis Leipzig-Zeitz en train. Et comme Meuselzwitz a la bonne idée de ne pas avoir de gare, il vous faudra finir le trajet en bus durant une petit demi-heure pour découvrir un magnifique petit stade de campagne au bout d’une rue bardée de villas.

J’ai donc fait tout ça pour un match de 4e division devant 300 pellos, dont deux hystériques fans du Hertha qui ne devaient pas avoir la lumière à tous les étages, le tout dans une température avoisinant les -27°. Ca semble complètement con dit comme ça mais comme le dit l’adage, c’est la vie que j’ai décidé de mener.

Il faut savoir être habile en ces temps hostiles à l’organisation de quoi que ce soit et dans l’ensemble, je ne suis pas mécontent de mon week-end, même si le programme de base était un peu plus alléchant.

Reste à savoir quand je pourrai continuer ma tournée des stades de Regionalliga Nordost. Mais j’ai l’impression que ça ne va pas être pour tout de suite…

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