Mes premières expériences en Pologne m’ayant laissé un certain goût de reviens-y, j’ai profité d’un court séjour à Berlin pour faire trois heures de trajet afin de rallier la ville polonaise de première division la plus proche : Szczecin. Les horaires de train font que je n’ai que quelques heures à y passer, mais je ne pense pas que plus soit nécessaire, même s’il est probable que le temps grisonnant n’ait pas été à me faire une très belle image de la ville.

Le stade est facilement joignable à pied, moyennant 45 minutes de marche et j’arrive dans ses alentours trois bons quarts d’heure avant le match. Le stade affiche guichets fermés, ce qui est normal puisque le match verra s’affronter les deux premiers du championnat. Gros bémol cependant : le stade étant en travaux de reconstruction, seule la moitié est ouverte et le parcage visiteurs est fermé. A défaut d’avoir pu admirer les ultras du Lech Poznan, je vais pouvoir concentrer mon attention sur les locaux dont j’ignore tout ou presque.

L’entrée des joueurs sera salué par une jolie voilé déployée un d’un joli petit craquage après 2 bonnes minutes avec la voile recouvrant le secteur. Le tifo sera maintenu jusqu’à la 6e minute de jeu, et pas l’ombre d’un guignol qui essaie de passer sa tête à travers pour voir le match, ça change de ce qu’on peut voir par chez nous…

Au niveau de l’ambiance, on ne pourra pas dire que j’aie été subjugué. Ca peut faire beaucoup de bruit quand tout le monde s’y met, mais c’est finalement assez rarement le cas. Une partie du bloc ultras est occupée par les hools du coin qui ne participent pas ou peu à l’animation, et comme le bloc n’est pas bien grand… Les capos se démènent tant bien que mal, mais les chants sont assez répétitifs et l’évolution du score en 2e mi-temps (0-3) n’aide en rien.

Je ne regrette pas le voyage pour autant, mais la présence des mecs de Poznan aurait certainement tout changé. Finalement, le moment le plus animé aura sûrement été le retour en bus entre Szczecin et Angermünde, d’où je reprenais le train pour Berlin. Je me suis retrouvé coincé entre un groupe de mecs (qui étaient au stade) manifestement pro-Ukraine et une espèce d’armoire à glace de 2m pro-Russe. Je ne comprends pas un traitre mot de polonais, mais j’ai bien cru comprendre que ce dernier était agacé par les discours entendu à l’arrière et a fini par se lever, manifestant quelques envies de distribuer des droites.

Après que le chauffeur se soit arrêté 3x sur le bas-côté en demandant à tout le monde de se calmer et que les 3 mamys présentes aient essayé d’en faire de même en hurlant, tout le monde est arrivé à bon port sans coup échangé. Mais je me demande toujours comment tout ceci n’a pas fini par partir en vrille.

Une anecdote de plus dans la longue liste déjà en ma possession. Comme par exemple d’écrire ces quelques depuis un café de … Berlin, où j’étais déjà il y a moins de 4 jours. Mais j’ai une mission à accomplir ce soir.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s