Un peu plus de deux semaines après mon retour d’Argentine, il est temps d’ouvrir ma boite à souvenirs et de vous partager ce que j’ai vécu. Mais ça ne va pas être facile tant il s’est passé de choses en 3 semaines passées sur place.

Avant toute chose, je précise une fois pour toutes un élément très important : tout ce qui suit est le résumé de ce que j’ai personnellement vécu là-bas. Certaines choses pourront paraître évidentes à ceux qui connaissent l’Amérique du Sud, certains d’entre vous auront peut-être vécu des expériences différentes et je suis très intéressé de les entendre. Donc je n’ai pas la prétention d’être un expert du foot argentin et/ou uruguayen, mais je vais essayer d’être le plus complet possible par rapport à ce que j’ai vécu sur place. On y va (attention, c’est très long) !

Commençons par quelque chose qui va vous surprendre

Ça paraitra paradoxal à ceux qui ne me suivent que via mes expéditions footballistiques, mais n’allez pas en Argentine QUE pour le foot. Ne vous contentez pas de Buenos Aires non plus.

Aller si loin, dans un pays aussi exceptionnel, pour ne voir que ça, ce serait dommage. Les chutes d’Iguazú, le glacier Perito Moreno : rien que ces deux périples égayeront de la plus belle manière votre voyage. Et encore, il ne s’agit que d’une infime partie de ce qu’il y a à voir, mais profitez d’être sur place pour aller en prendre plein la vue hors des stades également !

On enchaîne avec un conseil d’une importance capitale !

N’utilisez jamais ô grand jamais votre carte de crédit sur place ! Partez avec du liquide (€ ou USD) et faites votre change au taux blue sur place ou utilisez Western Union, mais pas de paiement par carte !

Vous trouverez bien plus d’informations sur des sites spécialisés, mais gardez bien ça en tête. Il se pourrait que ça change radicalement votre budget sur place.

En parlant de budget…

C’est une question qui m’a souvent été posée sur les réseaux sociaux depuis mon départ : « mais combien ça t’a coûté ? ». Et comme certains s’imaginent que je suis riche (spoiler alert : c’est faux !), je remets l’église au milieu du village.

En tout et pour tout, SUR PLACE, j’ai dépensé +/- 2500€/CHF. Cela comprend les nuits en auberge, l’ensemble des billets de match (y compris le Boca-River qui m’a coûté un bras, j’y reviendrai, ainsi que le Nacional-Peñarol et une ½ finale de Libertadores avec une agence), les repas, les boissons, les transports (taxi, bus, métro, hélico pour le survol des chutes d’Iguazú, bateau), les excursions/visites et les dépenses diverses sur place. Seuls les vols internes (Buenos Aires-Puerto Iguazú et Buenos-El Calafate), mes vols aller-retour Genève-Buenos Aires et mon AirBnb pour 10 jours à Buenos Aires ne sont pas compris dans ce montant.

Tout ça sans me priver, mais sans faire de folies non plus. C’est évidemment un budget, j’en suis bien conscient, mais ça me semble plutôt raisonnable pour un séjour si long et si animé.

Estudiantes-Patronato

Passons maintenant aux choses sérieuses

Buvez du Malbec et mangez des asados et des empanadas !

Ah non, pas ça, pardon…

Si vous êtes sur ce site c’est probablement que c’est l’aspect foot qui vous intéresse, alors allons-y. Et comme je ne savais pas comment m’y prendre pour résumer tout ça, j’ai décidé de le faire en répondant aux questions qui m’ont le plus été posées récemment.

« Alors, c’est comment l’ambiance dans les stades en Argentine/Uruguay ? »

Il est bien évidemment impossible de résumer l’ambiances des 28 matches que j’ai vus sur place de manière uniforme, mais il y a quand même une constante. Et je suis désolé de prévenir les plus rêveurs que celle-ci risque de briser un mythe : oui ça peut être la folie, mais non, cette folie ne dure pas 90 minutes. Ça m’a d’ailleurs beaucoup surpris au début, je ne m’y attendais pas. L’ambiance est parfois complètement folle en avant-match puis retombe comme un soufflé une fois que celui-ci débute. A ce titre, je trouve les ambiances auxquelles on est habitué en Europe bien plus constantes que ce que j’ai pu voir sur place.

Maintenant il faut en être conscient : quand je dis que ça peut être la folie, ça dépasse tout ce que j’avais pu connaître jusque-là. Lorsque l’équipe pousse ou sur une décision arbitrale contestable, le public peut devenir littéralement cinglé, tribunes latérales et VIP inclues. Et ça ce n’est pas habituel chez nous.

Ce qui n’est pas habituel non plus, c’est de voir des gens de tous âges se lever spontanément et chanter. En grossissant un peu le trait, en Europe j’ai l’impression qu’à plus de 40ans, tu passes pour un extraterrestre si tu chantes. Là-bas, j’ai vu un papy arriver au stade en marchant péniblement à l’aide d’une canne se lever comme un seul homme pour encourager les siens sur un corner.

Le rapport des Argentins au football est probablement bien plus fort qu’en Europe, j’ai vraiment ressenti le fait que les gens vivent pour ça au quotidien. Le foot est omniprésent partout où l’on va, chaque quartier aux couleurs de son club, c’est vraiment un ressenti particulier.

Les avant-matchs sont également à vivre là-bas ! Dans la plupart des cas, les rues alentours sont bloquées et des vendeurs ambulants y prennent place. Choripan, grillades, saucisses, bières : l’offre n’est pas excessive mais convient parfaitement aux lieux.  A noter qu’il n’y a absolument jamais d’alcool dans les stades, pas plus qu’il n’y a de supporters visiteurs (à de très rares exceptions près, dans des matchs sans aucune rivalité). En Uruguay en revanche, les parcages sont ouverts.

Tout est différent en Argentine, de l’avant-match à l’ambiance pendant celui-ci. Il faut s’y habituer au début, mais honnêtement, ce pays est un truc à faire une fois dans sa vie si on aime les stades et leurs ambiances. En revanche, si on est attiré par le niveau de jeu, mieux vaut aller ailleurs…

Enfin, un dernier point sur la pyrotechnie dans les stades argentins. J’ai été assez surpris de constater que très peu des craquages que j’ai pu voir sont en fait organisés par/avec le club, sans spontanéité comme on peut le voir en Europe. Ca ne rend pas leur effet moins sympa (les pots de fumée c’est toujours un plaisir), mais pour les plus puristes, cela pourrait être une déception.

En revanche, les mecs qui allument des trucs en tribunes (torches, strombos ou autres) ne s’embarrassent pas de mettre une cagoule ou de se planquer pour le faire.

Huracan-Cordoba

« Boca-River, c’est aussi fou que ce qu’on imagine ? »

Oui… et non.

Un peu à l’image de ce que j’exprime ci-dessus, on peut passer de la folie la plus pure à de longs moments très (trop…) calmes.

L’avant-match, même si je n’en ai pas profité à fond car il m’a été conseillé de rentrer très tôt dans le stade en raison de mon billet sur lequel ne figurait pas mon nom, est complètement dingue dans les rues de la Boca. Tout le monde est dehors, chante, bois et fume dans un très joyeux bordel.

L’avant-match dans le stade est tout bonnement exceptionnel. Un stade à l’unisson, des chants puissants, c’est tout ce que j’espérais voir. L’absence de visiteurs fait que la haine que je m’attendais à ressentir n’est pas aussi forte qu’imaginée, mais je sens bien que je vais vivre une journée spéciale.

L’entrée des joueurs se fait dans un bruit assourdissant, mais une fois le match débuté, on sent que la tension prend le dessus. Sur 90 minutes, je dirais qu’il y a en gros 15 minutes de folie pour 75 d’ambiance franchement moyenne, voire faible. Mais durant ces 15 minutes, c’est tellement indescriptible qu’il faut peut-être considérer les 75 autres comme étant des phases de récupération physique et émotionnelle.

Mais soyons clair : ce match est vraiment à faire une fois dans sa vie, car il a vraiment une saveur particulière. Mais il faut essayer de ne pas avoir d’attentes démesurées non plus.

« C’est quoi les meilleures ambiances que t’as vu sur place ? »

Je n’aime pas faire de classements des ambiances, je trouve que c’est un exercice aussi périlleux qu’inutile. Mais je dirais que les matchs qui m’ont laissé le meilleur souvenir sont (par ordre chronologique) :

San Lorenzo-Rosario Central : parce que c’était le premier sur sol argentin et parc qu’il s’agissait d’un rêve vieux de plus de 15 ans

Estudiantes de La Plata-Patronato : un stade moderne mais qui a gardé l’âme d’un stade argentin, une des rares ambiances constantes durant tout le match

Rampla Juniors-CA Cerro (Uruguay) : un derby de 2e division, un parcage plein et un stade avec vue sur mer. Magnifique souvenir

Nacional-Peñarol (Uruguay) : le supeclasico uruguayen, un parcage plein et bruyant, une tension énorme et une volée de Suarez de 25m dans la lucarne

Boca-River : forcément, pour le mythe qu’il représente, la Bombonera et l’explosion de joie inouïe sur le seul but du match

Racing Club-Patronato : une des tribunes qui m’a fait la plus forte impression. Et il y avait un côté amusant de passer un match d’une équipe appelée Racing qui joue en bleu et blanc avec un Strasbourgeois.

Gimnasia La Plata-Arsenal de Sarandi : un stade plus petit que bien d’autres, mais une superbe ambiance, notamment due au fait que les locaux étaient en tête du championnat

A l’inverse, je n’ai pas eu de mauvaise expérience. Il y a cependant certains stades qui valent moins la peine forcément, comme Barracas (club artificiel, stade pas aux normes, quartier pas très aguichant) Banfield (c’est loin du centre et l’ambiance n’est vraiment pas terrible) ou Platense (petit stade sympa, mais tribune pas folichonne). Mais cependant, aucun regret de les avoir visités pour autant.

Boca-River

« Comment on fait pour avoir des billets ? »

J’ai écrit un petit sujet sur Twitter pour expliquer que ce séjour en Argentine m’avait confirmé une chose capitale : le groundhopping, c’est avant tout une histoire de contacts. J’ai eu la chance de m’en faire recommander un sur Twitter, qui m’a énormément aidé lors de mon arrivée sur place. Et un autre spécifiquement pour Boca-River, là aussi grâce à Twitter.

A noter une chose importante : votre carte d’identité vous sera demandée à l’entrée de chaque stade. Mais hormis une fois où ça semblait suspect qu’un Suisse veuille venir voir un match ici, ça n’a jamais posé le moindre problème, même lorsque le nom inscrit sur le billet ne correspondait pas à celui de mes papiers.

Mais commençons par les stades les plus simples d’accès, ceux pour lesquels la vente se passe de manière « traditionnelle », soit la grande majorité, à savoir :
San Lorenzo, Argentinos Juniors, Huracan, Club Comunicaciones, Banfield, Ferro Carril Oeste, Racing, El Porvenir, General Lamadrid, Gimnasia, Newell’s et Platense.

De la même manière qu’en Europe, il vous suffit de suivre les clubs sur les réseaux sociaux et de rester à l’affût de leurs publications sur les ventes, rien de plus. La grosse différence, c’est que comme je vous le disais plus haut, il faut éviter les paiements par carte, ce qui implique de vous rendre physiquement dans les locaux/boutiques des clubs si vous voulez vous procurer votre billet en avance et les payer en cash. Renseignez-vous bien, car pas tous les clubs proposent des ventes le jour même au stade.

Pour River, j’ai pu obtenir un billet via leur site (paiement par carte obligatoire par contre), puis il faut aller récupérer le billet physiquement la veille du match. Mais absolument aucun obstacle (certes, l’adversaire n’était pas le plus sexy).

Les stades pour lesquels j’ai dû passer par d’autres biais sont les suivants.

Independiente

Comme cela est très bien expliqué dans le dernier SoFoot, le club ne vend des entrées qu’à ses socios, il n’y a donc pas de vente publique. Mon contact sur place a donc réussi à m’obtenir un billet, mais il n’y a en soi rien de difficile.

Tigre

Je n’ai vu aucune information pour la vente de billets, ni en ligne ni physique. Heureusement, j’étais en contact avec un journaliste néerlandais (auteur d’ouvrages sur les stades, très connu) grâce à qui j’ai pu en avoir un, que je n’ai jamais eu à payer d’ailleurs.

Vélez

Il y a 2x où j’ai dû aller contre mes principes durant ce séjour : pour Boca-River (voir plus haut) et pour ce Vélez-Flamengo, qui était le match aller de la demi-finale de Copa Libertadores (équivalent de la Ligue des Champions en Europe).

Vous vous en doutez, pour un tel match le stade était déjà difficile d’accès. Il l’était d’autant plus que suite à des incidents survenus lors du match précédent, une tribune complète a été fermée (en plus de l’interdiction de tous drapeaux et instruments dans le stade). Résultat, j’ai dû passer par l’agence Homefans pour obtenir un billet. Ce n’était pas donné (150€), mais le mec qui m’a accompagné était super sympa et l’organisation très bonne. C’est d’ailleurs lui qui m’a obtenu mon billet pour le match à Newell’s.

Barracas

Probablement le club le moins aimé du pays (il appartient au président de la Ligue, joue dans un stade sans éclairage dans un quartier pourri), aucune info de disponible pour les billets. Grâce à mon contact sur place, j’ai pu en dénicher en, vendu par un mec qui aurait bien voulu me vendre autre chose en passant.

Newell’s

Comme dit ci-dessus, c’est mon contact à Homefans qui s’est chargé de me prendre mon billet car il est supporter de Newell’s et était sur place. Mais il y a une vente physique accessible à tous, donc pas de difficulté particulière.

Petit aparté sur l’Uruguay

Les stades en Uruguay étant loin d’être pleins, je ne pensais pas rencontrer de difficultés majeures pour les billets. Sauf que pour une commande en ligne (pas de problème de change en Uruguay), il faut un moyen de paiement uruguayen, et de manière tout à fait surprenante, je n’en possède pas. Il y a aussi la possibilité de se rendre dans des points de vente physiques, mais les 3 que j’ai faits m’ont dit qu’ils n’en avaient pas à vendre.

C’est là que la magie des réseaux fait son apparition. J’avais commencé à discuter avec un mec vivant en Uruguay, qui s’est gentiment chargé de me prendre en ligne tous mes billets et de me les envoyer par WhatsApp, contre un paiement en cash le lendemain au stade. Qu’il en soit ici remercié.

Pour Nacional-Peñarol (match que l’on m’avait vendu comme inaccessible car joué pour la première fois depuis bientôt un siècle dans le stade du Nacional et pas au stade du Centenario), c’est mon contact argentin qui m’a mis en relation avec un contact à lui en Uruguay. Moyennant 100€ (vraiment un moindre mal pour un match pareil), j’obtiens mon précieux sésame, moyennant un avant-match original à retrouver dans la rubrique anecdotes ci-dessous.

Enfin, dernière chose à savoir pour l’Uruguay, et non des moindres : à la fin de chaque match, les portes du stade sont fermées durant 15 minutes, le temps de laisser les supporters visiteurs quitter le stade. C’est toujours bon à savoir si vous êtes aussi gravement atteint que moi et que vous envisagez d’enchaîner 5 matches dans la même journée.

Rampla Juniors-CA Cerro

« Comment sont les buvettes dans les stades ? »

Sommaires, c’est le moins que l’on puisse dire. La plupart du temps, l’offre se résume à quelques boissons gazeuses, des hamburgers (pas franchement bons) et quelques sucreries et chips/biscuits. Rien de bien fou.

Dans certains stades, les choripans (chorizo coupé en deux, fourré dans 2 tranches de pain ave une bonne sauce chimichurri) sont également vendus, mais dans la plupart des cas, je vous recommande de vous sustenter à l’extérieur des stades. D’autant plus que c’est là que se vit l’avant-match.

« Est-ce que ça craint sur place ? »

Absolument pas ! Ni en ville, ni aux abords des stades, même ceux se situant dans des quartiers pas très recommandables (San Lorenzo, Barracas notamment). Avec la foule un jour de match, vous ne risquez absolument rien.

Il y a évidemment certains quartiers dans lesquels il ne vaut mieux pas trainer et certains stades (Nuevo Chicago, Dock Sud, que je n’ai pas pu faire) qui ont vraiment une très mauvaise réputation. Mais à part si vous êtes un touriste complètement stupide (comme il en en existe bien trop), vous ne serez pas plus en danger en Argentine que dans bien d’autres villes en Europe.

Racing-Patronato

Deux anecdotes pour finir

J’aurais des dizaines d’histoires à raconter sur ces 3 semaines en Argentine/Uruguay, mais je vais terminer par mes deux seuls moments de solitude durant le séjour. Les deux seuls moments où je me suis dit « oups… ». Les deux ont eu lieu en Uruguay.

Le premier, c’est lors de ma journée à 5 matches en Uruguay. Les stades n’étaient pas vraiment à côté les uns des autres et la seule solution pour se rendre de l’un à l’autre était le taxi. Après l’annulation de mon 2e Uber, je trouve un taxi pour m’amener du stade 2 au stade 3, puis du 3 au 4 et du 4 au 5. C’est un petit papy qui aime aussi le foot et qui est tout heureux de m’accompagner dans mon délire.

Lorsqu’il me dépose au 5e stade, il me fait bien comprendre (et j’avais déjà pu le constater plus tôt dans la journée) qu’il ne s’agit pas d’un quartier très fréquentable et qu’il ne vaut mieux pas que je reste seul. Il me donne donc rendez-vous à l’issue du match là où il m’a laissé. Et là vous le voyez venir : il n’est jamais venu.

J’ai tenté de l’appeler sur WhatApp, et je n’ai pas réussi à comprendre s’il était endormi, bourré, drogué ou les 3, mais une chose était claire, il ne viendrait pas. Je me retrouve donc à 22h45 seul proche d’un quartier franchement glauque et je suis complètement frigorifié. Ce n’était assurément pas le moment le plus sympa du séjour et j’ai dû me rapprocher du fameux quartier pour espérer trouver un taxi. Heureusement, j’ai pu en avoir un très rapidement et finalement vraiment plus de peur que de mal, mais c’est peu dire que le quartier ne donnait pas franchement envie de s’y attarder.

Le lendemain, je me réveille avec 5 messages vocaux sur Whatsapp : tous proviennent du papy chauffeur qui s’excuse 1000x et qui dit s’inquiéter pour moi. Difficile de lui en vouloir.

A peine remis de ces émotions qu’il est temps de me diriger vers mon point de rendez-vous pour aller assister à Nacional-Peñarol et vers la deuxième anecdote du séjour.

J’ai donc rendez-vous chez un type, qui est un ami du contact de mon contact (oui, faut suivre) et avec qui je dois faire le trajet. Il me fait entrer chez lui, dans un rez-de-chaussée complètement en travaux. Il me dit qu’il doit finir de préparer sa fille et qu’il va me faire patienter dans la cuisine, elle aussi en travaux.

Il m’installe un tabouret au milieu de celle-ci et au moment où je m’installe, je vois face à moi, sur le plan de travail, un énorme couteau. L’espace de quelques minutes, je me suis vu dans un film et imaginait très bien la séance de torture arriver. Ça m’a plus fait rire que peur, et à raison puisque 5 minutes plus tard, le père et sa fille étaient prêts à partir. Mais ce n’est pas fini.

Sur le chemin, après m’avoir payé une bière dans un supermarché, mon nouvel ami me demande « Do you like weed ? ». Bon, il m’est arrivé d’en consommer il y a quelques années, mais rien de plus.

Il m’explique en cultiver un peu pour arrondir ses fins de mois et que pour vivre l’expérience à fond en Uruguay, il faut en fumer un peu. Bon, comme je suis là pour profiter de l’expérience à fond justement, je me laisse tenter et je me retrouve donc avec un inconnu, sous les yeux de sa fille que ça ne semble pas choquer, à tirer 3 lattes sur un truc tellement fort que j’en ai encore la gorge qui gratte.

Ce n’est rien de fou, ni de grave – heureusement -, mais ces deux moments me décrochent un sacré sourire au moment de m’en remémorer.

Gimnasia-Arsenal

Promis, c’est bientôt fini

Si vous êtes arrivés jusque-là, c’est soit que vous m’aimez vraiment beaucoup soit que vous avez réellement envie d’aller en Argentine.

Vous avez donc réellement envie d’aller en Argentine et je ne peux que vous recommander de la faire. Pour le foot, pour les paysages, pour la bouffe, le vin, les gens : c’est un voyage que vous n’oublierez pas.

Pour ma part, ça fait bientôt 3 semaines que j’en suis revenu physiquement, mais une partie de moi est encore là-bas.

Don’t cry for me Argentina, je reviendrai.

San Lorenzo-River

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